et les garçons ont peur de l'eau
- Ici décembre qui vous parle
- 23 Novembre 2008 à 23h53
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(...)
- Le milieu urbain
- 1 Novembre 2008 à 0h30
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Le rock agressif des Kills fait écho au vacarme de la ville, au grondement des énormes poids lourds qui transpercent le paysage à vive allure, et le toussotement des mobylettes, la poussière se soulève et les gens se pressent, craignent l'asphyxie. Dans les berlines, les familiales, les 600SL les conducteurs seuls se bercent d'un monde silencieux et climatisé.
Tout a l'air tellement irréel.
Nous voyageons au gré de nos pulsions. Le restaurant japonais est notre QG du moment. Le saké est excellent. Mais je peine à suivre les tournées, véritable compétitions entre Maxime et (...)
- Louis
- 19 Septembre 2008 à 21h14
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(...)
- La grosse claque
- 18 Juillet 2008 à 22h16
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http://www.koendemuynck.com/
J'ai encore un peu de mal à prononcer son nom. And his work leaves me breathless. (...)
- Journal d'un oiseau de nuit- Pilule rouge, pilule bleue
- 9 Juin 2008 à 20h52
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L'édition n°14 de Monocle traine encore sur ma table de nuit. Untouched. Il est la dernière personne à l'avoir feuilleté. C'est comme si je ne voulais pas briser l'équilibre. Je me contente de regarder le magazine en soupirant.
Il y a cette soirée demain soir où D. veux que je vienne absolument, tu peux pas manquer ça, ce sera LA soirée!. Moi, je suis pourtant sure d'y être déjà allée. La semaine dernière, ou il y a six mois peut être. Les chinos Acne et les robes Raasta en moins.
Ça reste une de ces it party pleine de it gens. Nous serons là à bouger nos corps sur la dernière mixtape trop (...)
- Last visions of her
- 30 Mai 2008 à 3h51
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J'étais stone quand j'ai écrit ce livre. C'était l'hiver, je me rappelle des arbres maigrichons, du silence et de l'odeur de mort qui flottait dans le loft. Un bordel magistral s'était emparé de chaque mètre carré. Des cannettes de bières jonchaient le parquet, bouteilles vides d'alcools, pipe à crack, bris de verres et quelques gouttes de sang, par ci par là. Des corps, qui avaient l'air tout à fait décédés, s'empilaient sur les canapés. Il y en avait par terre aussi et je devais les enjamber, histoire de ne pas me prendre les pieds dedans.
Brouillard.
Je me suis écroulée dans un couloir. (...)
- Mon petit vieux
- 25 Mai 2008 à 0h51
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 Un vendredi soir, sous les ritournelles. 
 
« Mais il me touche, mon petit vieux
C’est beau ses rides, autour des yeux
On dirait, l’ombre des arbres sur le ciel bleu... bleu... bleu... »
(Camille) 
Lune (...)
- Recherche...
- 5 Mai 2008 à 3h43
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personne maîtrisant le maniement oh combien ardu du crayon, du stylo, des feutres, des touches d'un clavier d'ordinateur, du bouton clic! magique d'un appareil photo, et qui souhaiterait, ici, insuffler un air nouveau: le sien.
Laissez-moi un message sur le forum, ou à cette adresse:
lesfillesnesaventpasnager(arobase)gmail.com (...)
- Contact
- 2 Mai 2008 à 0h30
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Les ombres sont difformes. Ton index touche puis s'enfonce dans ma peau, espérant buter contre un quelconque organe interne, ou un os peut être, jusqu'à ce que ma peau se tende à l'extrême.
Je. Te. Touche.
Tes doigts sont ronds et transparents, et ils ont toujours cette odeur de nicotine froide et de menthe qui ne me dégoute même pas. Ils mènent à tes bras, tes épaules. Tes soupirs. Ta peau lisse, parsemées d'adorables grains de beauté, glisse sous mes mains et ma langue.
Il se trouve que tu adores tes amis et que parmi eux il y a toujours une pétasse pour se ramener avec des talons (...)
- All things great & small. Chlorophylle
- 12 Avril 2008 à 10h25
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J'aime cette couleur qui naît seulement après de longues heures de pluie. Un bleu serein, limpide presque liquide qui habille le ciel.
Et la terre. Gélatineuse. Mes semelles se posent, s'enfoncent puis se décollent dans un léger bruit de succion. Il annonce la douceur du matin.
J'aime l'agitation croissante, décroissante. Anarchique. De la matinée qui retombe brusquement.
J'aime le silence d'une cuisine, d'une terrasse à midi. Les phrases chuchotées sous les tintements des couverts. La vapeur d'eau s'échappe, réchauffe son visage. Mais ses yeux restent clos. Il balance la tête. Avant, (...)
- Journal d'un oiseau de nuit. Frottements sur peaux moites
- 11 Avril 2008 à 22h07
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Le soleil. Gros jaune d'œuf cru se couche en tremblotant. Et j'observe. Avec lui les peaux déjà mortes de la journée. Le garçon au sourire d'ange boude. Déçu et peiné. À cause de l'autre soir et du garçon de papier. Comme si c'était une raison... N'importe quoi. Il a soupiré que j'aurais pu, que j'aurais dû lui dire.
Soit. Moi je veux bien dire. Quelque chose, de signifiant, qui a de l'importance, des causes et des conséquences. Je ne peux pas faire l'aveu du rien. Et cette relation n'est rien. D'autre que. Surface. Frottements corporels. Frottements sur peaux moites. Le non-chemin (...)
- Journal d'un oiseau de nuit. The Cold mornings
- 14 Mars 2008 à 23h11
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Ses cheveux emmêlés dans les miens, son torse contre mon dos, et sa main
sur
mon
Ventre. Il arrive souvent que je me réveille vers 3 ou 4 heures du matin. Le cerveau ailleurs. Mon corps engourdi par l'alcool, la drogue, et l'amour. Il paraît.
Même si je sais. Le garçon de papier me tient la main.
Je sais.
J'émerge au rythme de son souffle, tandis que la pénombre se fait moins lourde, et que la chambre m'apparaît par contours. Je me lève. Je m'habille. Lui fait semblant de dormir, et moi semblant d'y croire. Jusqu'à ce qu'il se décide à demander (enfin?): Où-tu vas?.
Il faut que je (...)
- All things great & small. Le cinéma
- 8 Mars 2008 à 17h25
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Les lumières s'allument, puis s'éteignent. Alors je plonge ma main dans la tienne, et pose ma tête sur ton épaule. Je ferme les yeux. Parfois. En attendant que ça commence. Puisque dans la lueur sombre de la salle, je sais que tu ne me vois pas.
J'avoue aussi que je fais exprès. De ne pas entendre. De ne pas comprendre ce que tu chuchotes. Juste pour que t'approches encore, encore, et que ton souffle, tes murmures tels des centaines de papillons. Violets, roses, rouges, bleus et oranges me chatouillent le cou. Et tes doigts, ombres chinoises, s'agitent devant l'écran. Parce que (...)
- Si j'étais toi
- 8 Février 2008 à 23h26
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Est-ce que je poserais mes yeux sur ce corps de petite fille..?
Est-ce que je remarquerais la douleur, la tristesse, derrières tes silences, derrières tes sourires?
Est-ce je voudrais être celui qui ne te fera plus souffrir?
Je crois que j'essaierais de t'aimer, en tout cas. Follement. Avec passion.
Je t'emmènerais chaque jour autre part pour t'arracher à tout ça.
On s'assiérait là, face au soleil qui se couche, et je t'offrirais mes genoux pour que tu y poses ta tête.
Je te lirais les poèmes de mon pays, te parlerais de là bas. J'essaierais de te décrire les odeurs, les parfums. Les gens (...)
- Si j'étais...
- 8 Février 2008 à 23h25
-
Je me lèverais tous les matins en traînant des pieds. Le miroir de la
salle de bain m'offrirait ma première crise de la journée. Il me
crierait des insultes. Il me ferait peur. La douche comme réconfort.
Les cheveux attachés, j'augmenterais la température jusqu'à ce qu'elle
devienne à la limite du supportable. Puis je sortirais. Je pesterais
contre mes vêtements. Aucun ne veux bien m'aller. La plupart des jours
ils me feraient la gueule, eux aussi. Puis dans la rue les étrangers me
colleraient des post-it sur le front, avec écrit au marqueur que je ne
suis pas à leur goût.
Ouais, merci, (...)
- Celui que je serais
- 8 Février 2008 à 23h24
-
Bright Lights. Big City...
Pourtant l'oiseau de nuit que je suis restera enfermé ce soir. Lucky Strike fumante entre les doigts, je tente vainement de rattraper tout mon boulot en retard. J'imagine que ça n'arriverait pas si je me décidais enfin à devenir un homme, un vrai. Mais tant pis, rien à foutre, je préfère encore supporter ces longues et pénibles heures de bachotage stupide plutôt que d'être. Un homme. Ça ne m'intéresse pas, ça ne m'a jamais intéressé. J'ai cru, un temps, que je finirais par céder aux exigences de mon père. "Sois un homme mon fils". Par céder,du moins, à son (...)
- Si j'étais une fille...
- 8 Février 2008 à 23h23
-
… j’aurais été de celles qui disent tout le temps « oui », de peur qu’on leur réponde « non ».
Timide, introvertie offrant pour ne pas être oubliée : monnayage de la mémoire pour quelques moments d’amitié. Des lèvres sur ma joue, des bras autour de mon cou, un corps à étreindre, une main à tenir, des sentiments pour me retenir. Et le respect?
Un peu moins de poils ici, un peu plus de cheveux là. Tenue correcte et langage chatié. J’aurais aimé être de celles dont on rêve et non avec qui il vit. Pas une fleur dans un pot, pas plus (...)
- Si j'étais lui
- 8 Février 2008 à 23h22
- Grand, mais pas trop.
Fesses dans un jean taille basse...
Accoudé à la fenêtre de ma chambre, je fume.
Un air à la James Dean, en moins papier glacé.
La glace, c'est mon regard. Bleu comme l'acier. Quand je te regarde, tu
tombes.
Jamais une parole de trop, les miennes sont trop précieuses pour être
gaspillées.
Je fuis les filles qui me suivent.
Je fais semblant d'être un bon copain pour les mecs.
Mais moi, je suis égoïste.
Et je m'en fiche.
Je suis prétentieux aussi.
Mais je suis magnétique, et attirant. Tellement beau.
Et je le sais.
C'est ce qui fait ma force, je sais ce que je provoque... (...)
- SI J'ÉTAIS ELLE
- 8 Février 2008 à 23h21
-
Si j’étais elle, j’écrirais en cursive, avec des petits cœurs sur les i.
Si j’étais elle, je me serais maquillée en voiture, juste pour pouvoir conduire avec les coudes.
Si j’étais elle, j’aurais eu plein de parfums aux fruits « Yves Rochers », à la framboise pour le lundi, à la pomme pour le mardi.
Si j’étais elle, j’aurais eu des jouets polly pocket à dix sept ans, et l’idole de ma vie aurait été Barbie, mais sans ken.
Si j’étais elle, je n’aurais jamais fait la vaisselle pour préserver ma french manucure –et puis, maman est là pour ça-.
Si j’étais elle, j’aurais fait (...)
- Au garçon à lunettes
- 30 Septembre 2007 à 2h04
-
Charlie ne s'appelle pas vraiment Charlie. Mais ça n'a pas grande importance puisque depuis qu'il est partit tout me semble un peu confus. Je ne sais pas qui, de lui ou de moi, a abandonné l'autre.
Peut être faudrait il que j'arrête simplement d'y penser. Les questions ont-elles pour autre but que celui de nous torturer?
Et puis ce n'est pas comme si j'en avais eu le souffle coupé, que j'avais fondu en larmes sans pouvoir m'arrêter, et lui aussi. Pour que ce soit moins douloureux, ou pour justifier la peine sensée nous envahir à cet instant, Charlie et moi avons passé les trois semaines (...)
