Les Filles ne savent pas nager

et les garçons ont peur de l’eau









Le milieu urbain

Le rock agressif des Kills fait écho au vacarme de la ville, au grondement des énormes poids lourds qui transpercent le paysage à vive allure, et le toussotement des mobylettes, la poussière se soulève et les gens se pressent, craignent l'asphyxie. Dans les berlines, les familiales, les 600SL les conducteurs seuls se bercent d'un monde silencieux et climatisé. Tout a l'air tellement irréel. Nous voyageons au gré de nos pulsions. Le restaurant japonais est notre QG du moment. Le saké est excellent. Mais je peine à suivre les tournées, véritable compétitions entre Maxime et (...)

La grosse claque

http://www.koendemuynck.com/ J'ai encore un peu de mal à prononcer son nom. And his work leaves me breathless. (...)

Journal d'un oiseau de nuit- Pilule rouge, pilule bleue

L'édition n°14 de Monocle traine encore sur ma table de nuit. Untouched. Il est la dernière personne à l'avoir feuilleté. C'est comme si je ne voulais pas briser l'équilibre. Je me contente de regarder le magazine en soupirant. Il y a cette soirée demain soir où D. veux que je vienne absolument, tu peux pas manquer ça, ce sera LA soirée!. Moi, je suis pourtant sure d'y être déjà allée. La semaine dernière, ou il y a six mois peut être. Les chinos Acne et les robes Raasta en moins. Ça reste une de ces it party pleine de it gens. Nous serons là à bouger nos corps sur la (...)

Last visions of her

J'étais stone quand j'ai écrit ce livre. C'était l'hiver, je me rappelle des arbres maigrichons, du silence et de l'odeur de mort qui flottait dans le loft. Un bordel magistral s'était emparé de chaque mètre carré. Des cannettes de bières jonchaient le parquet, bouteilles vides d'alcools, pipe à crack, bris de verres et quelques gouttes de sang, par ci par là. Des corps, qui avaient l'air tout à fait décédés, s'empilaient sur les canapés. Il y en avait par terre aussi et je devais les enjamber, histoire de ne pas me prendre les pieds dedans. Brouillard. Je me suis écroulée (...)

Mon petit vieux

&nbspUn vendredi soir, sous les ritournelles.&nbsp &nbsp « Mais il me touche, mon petit vieux C’est beau ses rides, autour des yeux On dirait, l’ombre des arbres sur le ciel bleu... bleu... bleu... » (Camille)&nbsp Lune (...)

Recherche...

personne maîtrisant le maniement oh combien ardu du crayon, du stylo, des feutres, des touches d'un clavier d'ordinateur, du bouton clic! magique d'un appareil photo, et qui souhaiterait, ici, insuffler un air nouveau: le sien. Laissez-moi un message sur le forum, ou à cette adresse: lesfillesnesaventpasnager(arobase)gmail.com (...)

Contact

Les ombres sont difformes. Ton index touche puis s'enfonce dans ma peau, espérant buter contre un quelconque organe interne, ou un os peut être, jusqu'à ce que ma peau se tende à l'extrême. Je. Te. Touche. Tes doigts sont ronds et transparents, et ils ont toujours cette odeur de nicotine froide et de menthe qui ne me dégoute même pas. Ils mènent à tes bras, tes épaules. Tes soupirs. Ta peau lisse, parsemées d'adorables grains de beauté, glisse sous mes mains et ma langue. Il se trouve que tu adores tes amis et que parmi eux il y a toujours une pétasse pour se ramener avec (...)

All things great & small. Chlorophylle

J'aime cette couleur qui naît seulement après de longues heures de pluie. Un bleu serein, limpide presque liquide qui habille le ciel. Et la terre. Gélatineuse. Mes semelles se posent, s'enfoncent puis se décollent dans un léger bruit de succion. Il annonce la douceur du matin. J'aime l'agitation croissante, décroissante. Anarchique. De la matinée qui retombe brusquement. J'aime le silence d'une cuisine, d'une terrasse à midi. Les phrases chuchotées sous les tintements des couverts. La vapeur d'eau s'échappe, réchauffe son visage. Mais ses yeux restent clos. Il balance la tête. (...)

Journal d'un oiseau de nuit. Frottements sur peaux moites

Le soleil. Gros jaune d'œuf cru se couche en tremblotant. Et j'observe. Avec lui les peaux déjà mortes de la journée. Le garçon au sourire d'ange boude. Déçu et peiné. À cause de l'autre soir et du garçon de papier. Comme si c'était une raison... N'importe quoi. Il a soupiré que j'aurais pu, que j'aurais dû lui dire. Soit. Moi je veux bien dire. Quelque chose, de signifiant, qui a de l'importance, des causes et des conséquences. Je ne peux pas faire l'aveu du rien. Et cette relation n'est rien. D'autre que. Surface. Frottements corporels. Frottements sur peaux moites. Le (...)

Journal d'un oiseau de nuit. The Cold mornings

Ses cheveux emmêlés dans les miens, son torse contre mon dos, et sa main sur mon Ventre. Il arrive souvent que je me réveille vers 3 ou 4 heures du matin. Le cerveau ailleurs. Mon corps engourdi par l'alcool, la drogue, et l'amour. Il paraît. Même si je sais. Le garçon de papier me tient la main. Je sais. J'émerge au rythme de son souffle, tandis que la pénombre se fait moins lourde, et que la chambre m'apparaît par contours. Je me lève. Je m'habille. Lui fait semblant de dormir, et moi semblant d'y croire. Jusqu'à ce qu'il se décide à demander (enfin?): Où-tu vas?. Il (...)

All things great & small. Le cinéma

Les lumières s'allument, puis s'éteignent. Alors je plonge ma main dans la tienne, et pose ma tête sur ton épaule. Je ferme les yeux. Parfois. En attendant que ça commence. Puisque dans la lueur sombre de la salle, je sais que tu ne me vois pas. J'avoue aussi que je fais exprès. De ne pas entendre. De ne pas comprendre ce que tu chuchotes. Juste pour que t'approches encore, encore, et que ton souffle, tes murmures tels des centaines de papillons. Violets, roses, rouges, bleus et oranges me chatouillent le cou. Et tes doigts, ombres chinoises, s'agitent devant l'écran. (...)

Si j'étais toi

Est-ce que je poserais mes yeux sur ce corps de petite fille..? Est-ce que je remarquerais la douleur, la tristesse, derrières tes silences, derrières tes sourires? Est-ce je voudrais être celui qui ne te fera plus souffrir? Je crois que j'essaierais de t'aimer, en tout cas. Follement. Avec passion. Je t'emmènerais chaque jour autre part pour t'arracher à tout ça. On s'assiérait là, face au soleil qui se couche, et je t'offrirais mes genoux pour que tu y poses ta tête. Je te lirais les poèmes de mon pays, te parlerais de là bas. J'essaierais de te décrire les odeurs, les parfums. (...)

Si j'étais...

Je me lèverais tous les matins en traînant des pieds. Le miroir de la salle de bain m'offrirait ma première crise de la journée. Il me crierait des insultes. Il me ferait peur. La douche comme réconfort. Les cheveux attachés, j'augmenterais la température jusqu'à ce qu'elle devienne à la limite du supportable. Puis je sortirais. Je pesterais contre mes vêtements. Aucun ne veux bien m'aller. La plupart des jours ils me feraient la gueule, eux aussi. Puis dans la rue les étrangers me colleraient des post-it sur le front, avec écrit au marqueur que je ne suis pas à leur goût. (...)

Celui que je serais

Bright Lights. Big City... Pourtant l'oiseau de nuit que je suis restera enfermé ce soir. Lucky Strike fumante entre les doigts, je tente vainement de rattraper tout mon boulot en retard. J'imagine que ça n'arriverait pas si je me décidais enfin à devenir un homme, un vrai. Mais tant pis, rien à foutre, je préfère encore supporter ces longues et pénibles heures de bachotage stupide plutôt que d'être. Un homme. Ça ne m'intéresse pas, ça ne m'a jamais intéressé. J'ai cru, un temps, que je finirais par céder aux exigences de mon père. "Sois un homme mon fils". Par céder,du (...)

Si j'étais une fille...

… j’aurais été de celles qui disent tout le temps « oui », de peur qu’on leur réponde « non ». Timide, introvertie offrant pour ne pas être oubliée : monnayage de la mémoire pour quelques moments d’amitié. Des lèvres sur ma joue, des bras autour de mon cou, un corps à étreindre, une main à tenir, des sentiments pour me retenir. Et le respect? Un peu moins de poils ici, un peu plus de cheveux là. Tenue correcte et langage chatié. J’aurais aimé être de celles dont on rêve et non avec qui il vit. Pas une fleur dans un pot, pas plus carnivore, qu’orchidée. (...)

Si j'étais lui

Grand, mais pas trop. Fesses dans un jean taille basse... Accoudé à la fenêtre de ma chambre, je fume. Un air à la James Dean, en moins papier glacé. La glace, c'est mon regard. Bleu comme l'acier. Quand je te regarde, tu tombes. Jamais une parole de trop, les miennes sont trop précieuses pour être gaspillées. Je fuis les filles qui me suivent. Je fais semblant d'être un bon copain pour les mecs. Mais moi, je suis égoïste. Et je m'en fiche. Je suis prétentieux aussi. Mais je suis magnétique, et attirant. Tellement beau. Et je le sais. C'est ce qui fait ma force, je sais ce que je (...)

SI J'ÉTAIS ELLE

Si j’étais elle, j’écrirais en cursive, avec des petits cœurs sur les i. Si j’étais elle, je me serais maquillée en voiture, juste pour pouvoir conduire avec les coudes. Si j’étais elle, j’aurais eu plein de parfums aux fruits « Yves Rochers », à la framboise pour le lundi, à la pomme pour le mardi. Si j’étais elle, j’aurais eu des jouets polly pocket à dix sept ans, et l’idole de ma vie aurait été Barbie, mais sans ken. Si j’étais elle, je n’aurais jamais fait la vaisselle pour préserver ma french manucure –et puis, maman est là pour ça-. Si (...)

Le projet?

Un journal de filles. De femmes. Uniquement. Un journal qui aborderait tous les sujets possibles. Aussi bien l'amour, que la destruction. L'ennui que l'envie. Le bonheur comme les idées noires. Un journal intime où chacun aura le libre choix quant au moyen d'expression qu'il souhaite utiliser: l' écriture (bien sur), mais aussi les photos et les dessins... Un journal à publication modérée où les écrits seraient jugés non pas sur leur fond mais sur leur forme. Simplement pour éviter fautes d'orthographes hallucinantes ou éventuel langage sms. Un défouloir, un radeau auquel (...)

Pour plus de lecture, consulter les archives : avril 2006, mai 2006, juin 2006, août 2006, septembre 2007, janvier 2008, février 2008, mars 2008, avril 2008, mai 2008, juin 2008, juillet 2008, septembre 2008, novembre 2008.