Les Filles ne savent pas nager

et les garçons ont peur de l'eau




La grosse claque
18 Juillet 2008 à 22h16
http://www.koendemuynck.com/ J'ai encore un peu de mal à prononcer son nom. And his work leaves me breathless. (...)
Journal d'un oiseau de nuit- Pilule rouge, pilule bleue
9 Juin 2008 à 20h52
L'édition n°14 de Monocle traine encore sur ma table de nuit. Untouched. Il est la dernière personne à l'avoir feuilleté. C'est comme si je ne voulais pas briser l'équilibre. Je me contente de regarder le magazine en soupirant. Il y a cette soirée demain soir où D. veux que je vienne absolument, tu peux pas manquer ça, ce sera LA soirée!. Moi, je suis pourtant sure d'y être déjà allée. La semaine dernière, ou il y a six mois peut être. Les chinos Acne et les robes Raasta en moins. Ça reste une de ces it party pleine de it gens. Nous serons là à bouger nos corps sur la dernière mixtape trop (...)
Last visions of her
30 Mai 2008 à 3h51
J'étais stone quand j'ai écrit ce livre. C'était l'hiver, je me rappelle des arbres maigrichons, du silence et de l'odeur de mort qui flottait dans le loft. Un bordel magistral s'était emparé de chaque mètre carré. Des cannettes de bières jonchaient le parquet, bouteilles vides d'alcools, pipe à crack, bris de verres et quelques gouttes de sang, par ci par là. Des corps, qui avaient l'air tout à fait décédés, s'empilaient sur les canapés. Il y en avait par terre aussi et je devais les enjamber, histoire de ne pas me prendre les pieds dedans. Brouillard. Je me suis écroulée dans un couloir. (...)
Mon petit vieux
25 Mai 2008 à 0h51
 Un vendredi soir, sous les ritournelles.    « Mais il me touche, mon petit vieux C’est beau ses rides, autour des yeux On dirait, l’ombre des arbres sur le ciel bleu... bleu... bleu... » (Camille)  Lune (...)
Recherche...
5 Mai 2008 à 3h43
personne maîtrisant le maniement oh combien ardu du crayon, du stylo, des feutres, des touches d'un clavier d'ordinateur, du bouton clic! magique d'un appareil photo, et qui souhaiterait, ici, insuffler un air nouveau: le sien. Laissez-moi un message sur le forum, ou à cette adresse: lesfillesnesaventpasnager(arobase)gmail.com (...)
Contact
2 Mai 2008 à 0h30
Les ombres sont difformes. Ton index touche puis s'enfonce dans ma peau, espérant buter contre un quelconque organe interne, ou un os peut être, jusqu'à ce que ma peau se tende à l'extrême. Je. Te. Touche. Tes doigts sont ronds et transparents, et ils ont toujours cette odeur de nicotine froide et de menthe qui ne me dégoute même pas. Ils mènent à tes bras, tes épaules. Tes soupirs. Ta peau lisse, parsemées d'adorables grains de beauté, glisse sous mes mains et ma langue. Il se trouve que tu adores tes amis et que parmi eux il y a toujours une pétasse pour se ramener avec des talons (...)
All things great & small. Chlorophylle
12 Avril 2008 à 10h25
J'aime cette couleur qui naît seulement après de longues heures de pluie. Un bleu serein, limpide presque liquide qui habille le ciel. Et la terre. Gélatineuse. Mes semelles se posent, s'enfoncent puis se décollent dans un léger bruit de succion. Il annonce la douceur du matin. J'aime l'agitation croissante, décroissante. Anarchique. De la matinée qui retombe brusquement. J'aime le silence d'une cuisine, d'une terrasse à midi. Les phrases chuchotées sous les tintements des couverts. La vapeur d'eau s'échappe, réchauffe son visage. Mais ses yeux restent clos. Il balance la tête. Avant, (...)
Journal d'un oiseau de nuit. Frottements sur peaux moites
11 Avril 2008 à 22h07
Le soleil. Gros jaune d'œuf cru se couche en tremblotant. Et j'observe. Avec lui les peaux déjà mortes de la journée. Le garçon au sourire d'ange boude. Déçu et peiné. À cause de l'autre soir et du garçon de papier. Comme si c'était une raison... N'importe quoi. Il a soupiré que j'aurais pu, que j'aurais dû lui dire. Soit. Moi je veux bien dire. Quelque chose, de signifiant, qui a de l'importance, des causes et des conséquences. Je ne peux pas faire l'aveu du rien. Et cette relation n'est rien. D'autre que. Surface. Frottements corporels. Frottements sur peaux moites. Le non-chemin (...)
Journal d'un oiseau de nuit. The Cold mornings
14 Mars 2008 à 23h11
Ses cheveux emmêlés dans les miens, son torse contre mon dos, et sa main sur mon Ventre. Il arrive souvent que je me réveille vers 3 ou 4 heures du matin. Le cerveau ailleurs. Mon corps engourdi par l'alcool, la drogue, et l'amour. Il paraît. Même si je sais. Le garçon de papier me tient la main. Je sais. J'émerge au rythme de son souffle, tandis que la pénombre se fait moins lourde, et que la chambre m'apparaît par contours. Je me lève. Je m'habille. Lui fait semblant de dormir, et moi semblant d'y croire. Jusqu'à ce qu'il se décide à demander (enfin?): Où-tu vas?. Il faut que je (...)
All things great & small. Le cinéma
8 Mars 2008 à 17h25
Les lumières s'allument, puis s'éteignent. Alors je plonge ma main dans la tienne, et pose ma tête sur ton épaule. Je ferme les yeux. Parfois. En attendant que ça commence. Puisque dans la lueur sombre de la salle, je sais que tu ne me vois pas. J'avoue aussi que je fais exprès. De ne pas entendre. De ne pas comprendre ce que tu chuchotes. Juste pour que t'approches encore, encore, et que ton souffle, tes murmures tels des centaines de papillons. Violets, roses, rouges, bleus et oranges me chatouillent le cou. Et tes doigts, ombres chinoises, s'agitent devant l'écran. Parce que (...)
Si j'étais toi
8 Février 2008 à 23h26
Est-ce que je poserais mes yeux sur ce corps de petite fille..? Est-ce que je remarquerais la douleur, la tristesse, derrières tes silences, derrières tes sourires? Est-ce je voudrais être celui qui ne te fera plus souffrir? Je crois que j'essaierais de t'aimer, en tout cas. Follement. Avec passion. Je t'emmènerais chaque jour autre part pour t'arracher à tout ça. On s'assiérait là, face au soleil qui se couche, et je t'offrirais mes genoux pour que tu y poses ta tête. Je te lirais les poèmes de mon pays, te parlerais de là bas. J'essaierais de te décrire les odeurs, les parfums. Les gens (...)
Si j'étais...
8 Février 2008 à 23h25
Je me lèverais tous les matins en traînant des pieds. Le miroir de la salle de bain m'offrirait ma première crise de la journée. Il me crierait des insultes. Il me ferait peur. La douche comme réconfort. Les cheveux attachés, j'augmenterais la température jusqu'à ce qu'elle devienne à la limite du supportable. Puis je sortirais. Je pesterais contre mes vêtements. Aucun ne veux bien m'aller. La plupart des jours ils me feraient la gueule, eux aussi. Puis dans la rue les étrangers me colleraient des post-it sur le front, avec écrit au marqueur que je ne suis pas à leur goût. Ouais, merci, (...)
Celui que je serais
8 Février 2008 à 23h24
Bright Lights. Big City... Pourtant l'oiseau de nuit que je suis restera enfermé ce soir. Lucky Strike fumante entre les doigts, je tente vainement de rattraper tout mon boulot en retard. J'imagine que ça n'arriverait pas si je me décidais enfin à devenir un homme, un vrai. Mais tant pis, rien à foutre, je préfère encore supporter ces longues et pénibles heures de bachotage stupide plutôt que d'être. Un homme. Ça ne m'intéresse pas, ça ne m'a jamais intéressé. J'ai cru, un temps, que je finirais par céder aux exigences de mon père. "Sois un homme mon fils". Par céder,du moins, à son (...)
Si j'étais une fille...
8 Février 2008 à 23h23
… j’aurais été de celles qui disent tout le temps « oui », de peur qu’on leur réponde « non ». Timide, introvertie offrant pour ne pas être oubliée : monnayage de la mémoire pour quelques moments d’amitié. Des lèvres sur ma joue, des bras autour de mon cou, un corps à étreindre, une main à tenir, des sentiments pour me retenir. Et le respect? Un peu moins de poils ici, un peu plus de cheveux là. Tenue correcte et langage chatié. J’aurais aimé être de celles dont on rêve et non avec qui il vit. Pas une fleur dans un pot, pas plus (...)
Si j'étais lui
8 Février 2008 à 23h22
Grand, mais pas trop. Fesses dans un jean taille basse... Accoudé à la fenêtre de ma chambre, je fume. Un air à la James Dean, en moins papier glacé. La glace, c'est mon regard. Bleu comme l'acier. Quand je te regarde, tu tombes. Jamais une parole de trop, les miennes sont trop précieuses pour être gaspillées. Je fuis les filles qui me suivent. Je fais semblant d'être un bon copain pour les mecs. Mais moi, je suis égoïste. Et je m'en fiche. Je suis prétentieux aussi. Mais je suis magnétique, et attirant. Tellement beau. Et je le sais. C'est ce qui fait ma force, je sais ce que je provoque... (...)
SI J'ÉTAIS ELLE
8 Février 2008 à 23h21
Si j’étais elle, j’écrirais en cursive, avec des petits cœurs sur les i. Si j’étais elle, je me serais maquillée en voiture, juste pour pouvoir conduire avec les coudes. Si j’étais elle, j’aurais eu plein de parfums aux fruits « Yves Rochers », à la framboise pour le lundi, à la pomme pour le mardi. Si j’étais elle, j’aurais eu des jouets polly pocket à dix sept ans, et l’idole de ma vie aurait été Barbie, mais sans ken. Si j’étais elle, je n’aurais jamais fait la vaisselle pour préserver ma french manucure –et puis, maman est là pour ça-. Si j’étais elle, j’aurais fait (...)
Au garçon à lunettes
30 Septembre 2007 à 2h04
Charlie ne s'appelle pas vraiment Charlie. Mais ça n'a pas grande importance puisque depuis qu'il est partit tout me semble un peu confus. Je ne sais pas qui, de lui ou de moi, a abandonné l'autre. Peut être faudrait il que j'arrête simplement d'y penser. Les questions ont-elles pour autre but que celui de nous torturer? Et puis ce n'est pas comme si j'en avais eu le souffle coupé, que j'avais fondu en larmes sans pouvoir m'arrêter, et lui aussi. Pour que ce soit moins douloureux, ou pour justifier la peine sensée nous envahir à cet instant, Charlie et moi avons passé les trois semaines (...)
David Bowie I love you (since I was six)
25 Septembre 2007 à 23h17
Le week-end dernier avec J. on a fait un gâteau au chocolat et à la noix de coco. Enfin c'est surtout lui qui l'a fait. Du moins, il a essayé. Tout le temps de la préparation, je suis restée assise au bar à boire de la San Pellegrino dans un verre à vin et à raconter absolument tout ce qui me passait par la tête. J'insiste, ça n'était rien d'autre que du babillage, une suite de mots au hasard, les phrases n'ayant parfois aucun lien entre elles. Une conversation délirante qu'il a pourant eu la politesse de soutenir et même de relancer. Même si quelques fois il a eu un peu de (...)
When I was yesterday
7 Août 2006 à 23h05
Nous avions passé toute la journée, ou presque, entre filles. Juste Helen, Carla et moi. Je commençais à m'emmerder grave. Vers 15h, Carla proposa de sortir. Une promenade. Histoire de prendre un peu l'air. Helen était depuis des heures scotchée sur GTA Vice city. Au volant d'une Cuban Hermes, elle avait maintenant pour mission de récupérer une certaine Candy Suxx dans Little Havana. Pour elle donc, c'était impossible de bouger. No way. A l'exception de ces instants d'hyper concentration, Helen était une fille super sympa. Un peu space et super sympa. Elle avait des cheveux roux et très (...)
Ma parfaite
7 Juin 2006 à 1h06
C'est rouler dans une Nash noire sous un ciel tellement nuagueux qu'il en est blanc. Un ciel électrique. Une tempête qui se trame, se prépare. Mais la pluie qui refuse de tomber. Un ciel nerveux. Comme un toxico en manque depuis 2 jours. Rouler dans une Nash noire, sous un ciel blanc avec en plus du brouillard. Le Blanc. Et le vert. Trop vert des grands pins qui surgissent parfois, de part et d'autre de la route. C'est une maison sinistre. Où les marches des escaliers font le bruit de tambours quand on grimpe dessus. Et le parquet qui fait smock smock quand on marche le matin. C'est la (...)