Les Filles ne savent pas nager

Vas et vis

Dimanche 21 Mai 2006 à 17h43


La journée était chaude.
Le soleil était au plus haut dans le ciel, et un vent léger venait caresser l'herbe parsemée de fleurs sauvages.
Il n'y avait rien à perte de vue.
Comme un océan de verdure. Une campagne resplendissante bercée par le souffle régulier du vent.
Au loin se détachait une silouette.
Un point lumineux et éclatant par sa blancheur.
Une pureté magnifique émanait de ce corps habillé de sa simple nudité.
Elle portait l'attrait le plus beau que lui ai donné la nature.
Ses longs cheveux noirs étaient détachés et s'agitaient sur ses épaules au rythme doux et impérieux de sa marche silencieuse.
Elle avançait sans but, sans réfléchir, se laissant imprégner par tout ce qu'il y avait de naturel autour d'elle.
Une joie simple l'envahissait peu à peu, celle de se sentir vivante.
Elle respirait pleinement ce parfum de liberté.
Animée d'un souffle nouveau, elle se sentait comblée, prête à s'abandonner.

Mais quand elle se réveilla, elle ne put bouger, et se rappela qu'elle était toujours prisonnière de ce corps et que seul son esprit pouvait s'évader.

Par Douille