Les lumières s'allument, puis s'éteignent. Alors je plonge ma main dans la tienne, et pose ma tête sur ton épaule. Je ferme les yeux. Parfois. En attendant que ça commence. Puisque dans la lueur sombre de la salle, je sais que tu ne me vois pas.
J'avoue aussi que je fais exprès. De ne pas entendre. De ne pas comprendre ce que tu chuchotes. Juste pour que t'approches encore, encore, et que ton souffle, tes murmures tels des centaines de papillons. Violets, roses, rouges, bleus et oranges me chatouillent le cou. Et tes doigts, ombres chinoises, s'agitent devant l'écran. Parce que tu ne peux pas t'empêcher de parler avec les mains. Je ne trouve pas ça agaçant. Même que je t'embrasse et je ferme les yeux. Parfois. Sur tout ça, mon acharnement à faire comme si je ne t'aimais pas. Je cesse de me débattre.
Tandis que des images de fiction racontent l'histoire d'un monde merveilleux sur l'écran. Moi je cesse de me débattre, et je t'embrasse.
Marya