Ses cheveux emmêlés dans les miens, son torse contre mon dos, et sa main
sur
mon
Ventre. Il arrive souvent que je me réveille vers 3 ou 4 heures du matin. Le cerveau ailleurs. Mon corps engourdi par l'alcool, la drogue, et l'amour. Il paraît.
Même si je sais. Le garçon de papier me tient la main.
Je sais.
J'émerge au rythme de son souffle, tandis que la pénombre se fait moins lourde, et que la chambre m'apparaît par contours. Je me lève. Je m'habille. Lui fait semblant de dormir, et moi semblant d'y croire. Jusqu'à ce qu'il se décide à demander (enfin?): Où-tu vas?.
Il faut que je rentre. Alors j'ouvre la fenêtre, puisque je ne sais jamais quand ses parents sont là, ou pas là. Et l'être méprisable que je suis traverse le jardin, la porte digicode. Comme une voleuse, petite tepu de 14 ans que je ne suis pourtant pas.
Seule. Les bras autour de la taille. Je marche contre le vent. Plus il est froid, et plus vite je marche. Même que parfois, j'arrive chez moi avant l'aube.
Tout ça n'est donc pas entièrement de sa faute.
Je sais. Je suis une égoïste.
I just don't want to swim.
Marya